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Prévenir et vaincre le burn-out en études de médecine : conseils pratiques

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Auteur : Aaron Qi Yang Goh, co-auteur de Unlocking the Leader Within: A Medical Student’s Guide to Practical Leadership

Imaginez la scène : après une longue journée de stages cliniques, vous avalez à la hâte un dîner réchauffé au micro-ondes, puis vous vous préparez pour une soirée d’étude. Vous êtes déjà épuisé physiquement, mais vous vous forcez à continuer, les examens approchent, après tout. Après quelques minutes peu productives, vous prenez votre téléphone et commencez à faire défiler Instagram sans fin. Sans vous en rendre compte, il est déjà minuit passé. Vous vous reprochez votre manque d’efficacité et allez vous coucher. Le lendemain matin, le réveil sonne à 5 h 30 et vous peinez à sortir du lit pour retourner en stage. Vous vous dites que c’est simplement le stress lié à la charge de travail… mais est-ce vraiment seulement cela ?

Plus qu’un simple « stress », le burn-out se définit comme « un état d’épuisement mental et physique lié au travail ou aux activités de soins ». Il résulte d’un stress chronique mal géré. Souvent insidieux, il est important d’en reconnaître les signes précoces :

  1. Épuisement émotionnel
  2. Cynisme croissant et dépersonnalisation
  3. Autoévaluation négative

Comprendre pourquoi le burn-out survient et mettre en place des stratégies concrètes pour le prévenir permet de protéger notre motivation et de tenir sur la durée dans le marathon que représente la formation clinique.


Pourquoi fait-on un burn-out ?

Pressions externes

Comme si les exigences des études de médecine ne suffisaient pas, il faut aussi penser aux candidatures pour l’internat, ainsi qu’aux activités extrascolaires. Sans compter les engagements personnels en dehors de la faculté, notamment envers la famille et les proches.

Pressions internes

Nous nous imposons souvent des standards élevés, ce qui peut nous pousser à nous améliorer. Mais lorsque ces attentes deviennent irréalistes et que nous n’atteignons pas nos propres objectifs, cela génère davantage de stress et nourrit le doute de soi.

La difficulté à demander de l’aide

Nous ne voulons pas déranger, ou nous craignons que demander de l’aide soit perçu comme un signe de faiblesse ou d’incompétence. Il peut aussi être intimidant de solliciter des enseignants ou des seniors que nous pensons trop occupés ou peu disponibles. Pour certains, l’éloignement géographique de la famille et des amis rend également plus difficile le recours à ces soutiens de confiance.


Stratégies pour prévenir le burn-out

Revoir et ajuster ses attentes

Des objectifs trop ambitieux peuvent créer une pression inutile. Reconnaissez vos limites et fixez-vous des buts atteignables dans un délai réaliste.

Rechercher du soutien

Disposer d’un réseau de soutien est essentiel pour traverser les hauts et les bas de la formation clinique. Il peut s’agir de proches, d’amis dans ou hors de la faculté ou d’un groupe partageant un centre d’intérêt commun (club sportif, communauté religieuse, association culturelle, etc.). Si nécessaire, consulter un conseiller ou un psychothérapeute peut aider à aborder des difficultés plus complexes.

Créer un espace pour un repos actif

Il ne s’agit pas seulement de partir une semaine en vacances ou d’enchaîner les séries, mais de pratiquer des activités qui nous plaisent, dans lesquelles nous nous sentons compétents et qui nous procurent un sentiment d’accomplissement. Cela varie selon chacun : pour certains, ce sera le basketball, le chant, ou même l’écriture de fiction. Ces moments permettent de se ressourcer, de clarifier son esprit et de revenir au travail avec un nouvel élan et un sens renouvelé du but.


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